
De loin, on pourrait croire que le pouvoir à Ankara n’est pas secoué par la mobilisation qui agite la Turquie depuis l’arrestation du maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, le 19 mars. Pas plus que les puissances occidentales face au durcissement autocratique emprunté par le pays depuis cette nouvelle cabale judiciaire menée par Recep Tayyip Erdogan contre la dernière figure politique capable de lui faire de l’ombre.
Alors que les grandes villes du pays vivent les manifestations les plus massives depuis plus d’une décennie, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, s’affichait mardi [25 mars] à Washington pour une visite au chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.
Après avoir évacué les quelques “préoccupations” concernant les plus de 1 500 manifestants arrêtés depuis le début de la contestation, le secrétaire d’État américain a félicité le “leadership de la Turquie” dans la stabilisation de la nouvelle Syrie.
Pas plus d’inquiétude chez le locataire de la Maison-Blanche : alors que l’opposant se trouve derrière les barreaux de la prison de Marmara depuis dimanche [23 mars] pour “corruption”, un chef d’accusation décrit par l’opposition comme une manœuvre politique, Donald Trump a qualifié son homologue de “bon dirige

Quotidien francophone libanais né en 1971 d’une fusion entre L’Orient et Le Jour, il est l’un des journaux en langue étrangère les plus lus dans le pays et au sein de la diaspora libanaise, notamment francophone. Souverainiste et défenseur des libertés, surtout durant la période de tutelle syrienne (1990-2005), il a longtemps été perçu comme le journal de l’élite chrétienne de droite. Mais il s’est repositionné ces quinze dernières années, renouvelant son équipe rédactionnelle et introduisant une version anglophone de son site, baptisée L’Orient Today. Il reste aujourd’hui l’un des journaux les plus opposés à l’influence croissante du Hezbollah, parti chiite armé soutenu par l’Iran.